Top articles
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Extraits.
Dans L’atelier de l’écrivain , Antonio TABUCCHI (au cours d’échanges menés par Carlos GUMPERT) nous donne sa vision de l’inspiration ( et du métier d'écrivain), en voici de courts extraits: Carlos Gumpert : « A plusieurs reprises, vous avez manifesté...
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Espaces d’écriture !
Savoir se ménager des espaces d’écriture, quel rêve ! Espaces d’écriture : parenthèses enchantées ou traquer les mots, se mettre en chasse, devient la principale activité. Mon espace d’écriture est miniature. Comme une place entre deux voitures où l’on...
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Vers au vers.
Qu’est-ce que tu as mon petit cœur, tu as mal, tu as peur ? Qu’est-ce que tu as mon petit cœur, en jachère ou en fleur, un jour tu seras en bière, en décomposition, prêt pour une autre floraison. Celle, offerte à d’autres vers, non plus poétiques mais...
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Se rêver écrivain.
Aimer écrire ne suffit pas pour se revendiquer auteur... Savoir raconter, inventer des histoires n'est pas non plus un critère déterminant pour s'imaginer écrivain... Avoir une pile de manuscrit qui s'entasse, accumulant la poussière quelque part sous...
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Impressions citadines.
Confortablement installée dans mon salon, ce que je vois est une fable par-delà les murs. De longues canalisations de cheminées grimpent sur les toits gris. Ce sont les tuyaux d’orgues aphones qui crachent des notes de fumées aux nuances cendrées. C’est...
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Vive les actrices.
Elle, j’peux pas la piffrer. L’encadrer, la sentir, la voir. Et pourtant on la voit partout. Magazines, télé, films, affiches à chaque coin de rue. Même sur les bus, son regard soit disant magnétique me happe et me nargue. Magnétique tu parles ! Faux...
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Répertorié sociétable.
L’éthique faisait les tics d’une société, qu’en est-il à présent ? On dicte l’étique, le squelettique comme modèle de beauté, On dit qu’on aime l’interethnique alors que tant continuent à le diaboliser. Productivité, rendement, bénéfices sont devenus...
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Mi- graine féconde.
Je regarde la danse de l’aspirine. Comme au spectacle. Elle fait de petits sauts, gracieuse comme une ballerine. Elle se dilue toute dévouée à son art, à son apogée : Devenir bulles diffusant son filtre analgésique, Celui qui fera s’évaporer ma migraine,...
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Voyage dans le temps.
Un enfant crie dans la nuit. L’angoisse vibre dans sa voix. Il entend des pas, il sent la couverture qui se soulève et une voix qui lui souffle : « Je suis là… ». Il ouvre les yeux et voit le visage de sa mère adoucit par le halo de la veilleuse. Elle...
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Suivez le conte et vous verrez où il mène.
Un jeune mouton mange des papillotes (je sais, c’est peu commun mais c’est un mouton rebelle, doublement peu commun…). Il lit à son voisin une citation auréolée d’effluves au chocolat : « N’allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n’y a pas...
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Chaque couleur a son humeur.
Aujourd’hui, j’ai le blues. Je voudrai voir la vie en dégradés de rose. Il me faut quelque chose de doux. Des couleurs cocon qui caressent. Des tonalités pansement. Du rose nude qui ne cache rien. Du rose carnation qui fond et se désagrège. Du rose poudré...
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Petits plaisirs.
Plonger dans l’onctuosité d’une crème glacée. Se faire une bouche de braise, étaler en glissant la couche humide d’un rouge à lèvre ardent. S’étirer en baillant dans un geste de déliement qui s’approprie l’espace. Embarquer dans les territoires inconnus...
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Les gens sont égoïstes.
Nous sommes des égoïstes. Nous sommes notre sujet préféré, notre attraction favorite, notre passe-temps absolu. Un collègue de travail qui raconte sa nuit atroce causée par la gastro du petit dernier ? Deux trois monosyllabes compatissantes faites pour...
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Bruissements de fond.
Enfance où bruissent tous les mystères du monde à découvrir, les éclats d’émotions et les rires en cascade, où l’espace vertigineux, démesuré est riche de promesses. Enfance portée par l’éternité du moment. Celle du temps où l’être s’étire, grandissant...
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Souvenirs.
Parfois on erre dans ces ruelles parcourues il y a tant d’années. Où avons-nous posé nos pas légers, tout envahi d’espoirs, de foi en notre incommensurable pouvoir ? Et l'on essaye de retrouver les traces de cette jeunesse envolée. Comme on aimerait encore...
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SDF du travail.
Lui, c’est un SDF du travail. Avec son baluchon de compétences, il se trace une route remplie d’incertitude. Pas toujours facile aujourd’hui de slalomer sur des chemins professionnels hasardeux parmi les travers des entreprises. Ici les employés sont...
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Le cri vain.
Le cri vain d’un écrivain caché sous le voile de l’anonymat. Je suis un scribe masqué qui se laisse bercer par le chant de sa plume qui glisse et qui crisse. Et dessine en silence des images déguisées en mots. J’emporte avec moi quelques rares passagers...
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Scène de rue :
D’abord une voix. Criarde, nasillarde. Une voix sans sexe. Une voix aux sons violents qui agresse l’oreille. Une violence de sons qui étouffe les mots, les désagrègent. Puis une silhouette marchant au bord de la route. Une femme avance tête nue. Silhouette...
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Spleen, splash, silence.
Je suis dans le puits de silence du quotidien. Dévorée par le brouhaha de cette vie qui, aujourd’hui, n’est qu’effervescence et raffut, soubresauts et lutte contre la montre, mes mots se terrent, ma musique se tait, mes idées se tuent. Les yeux clos,...
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Strip-tease.
Je commence avec une douceur mêlée de pudeur à déposer mes peurs. Puis je jette à tes pieds mes colères, mes erreurs, mes peines et autres consœurs. Je me déleste ensuite, avec candeur, de ma mélancolie. J’ôte alors le rempart ultime, mes rêves avortés...
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Lettre à Icare
Jaune. Soleil. Or tant convoité. Force absolue, feu nourricier. Icare. Tu as voulu toucher du bout des doigts ce magma interdit, te hisser au niveau des Dieux. Blanc de tes ailes dans l’azur du ciel. Blanc comme la couleur des rêves que nous avons à peindre....
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Sanctuaire.
En haut, dans le grenier humide et froid, lorsqu’on a franchi l’escalier bancal et vermoulu, lorsque les yeux se sont peu à peu assujettis à la pénombre. Lorsque les pupilles gorgées d’ombre gonflent et deviennent de grosses lunes noires. En haut, suspendu...
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Poème camembert.
Je bois du café froid, Traine de la chaussette, La verve de guingois Pirouette, cacahouète. Des trous dans ma caboche Ça baille dans mes méninges, Ça tourne en anicroche, Lumineuse comme un linge. Y’ a plus qu’un vide abstrait, Je vois plus en 5D, Dépassé...
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Traversée.
7h : Astrid Armorique ferme le portillon de sa villa et se dirige en marche rapide vers la rue d’en face. La nuit coule encore partout, elle charrie le chant des oiseaux et l’humidité de l’air. Particulièrement acrimonieux, le froid attaque Astrid, lui...
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Les joies de la vie à deux.
La cuvette des toilettes, les couvercles et les bouchons, les tiroirs et les placards…jamais il ne les referme. Ses vêtements par terre, ses miettes éparses, ses affaires qui traînent…jamais il ne les ramasse. L’ordi qui clignote, la lumière des chiottes,...
