Nacre au creux de l'oreille
Dans le creux d’un coquillage se cachent bien des mirages,
Dans les jeux des enfants sages se déploient des rouleaux de pages
Dans les yeux des coquillages se cachent des pavillons d’oreilles
On s’y poste comme sur une plage, on part à la chasse aux merveilles
La mer étend son canevas,
Couvre le sable de dentelle
Le pare d’écume et d’entrelacs
De nacre, d’algues et de ficelles.
Lorsqu’elle embrasse la terre
Une trace humide apparaît,
Un goût de sel et de mystère,
En prélude de ses attraits.
Kaléidoscope animé,
Magie d’une eau transparente
Habilitée à se parer
De mille lueurs ardentes
La fièvre au front des vagues
Décuple le feu de leurs bras
Défiant la vigueur des digues
En une séculaire vendetta
Elles touchent les pieds des dunes
Avançant inlassablement
Grâce à l’énergie de la lune
Elles rivalisent avec le vent
Chorégraphie renouvelée
Flots ondulant,roulant, sifflant,
Bougez au rythme des marées
Et ravivez nos yeux d’enfants !
Eaux infiniment assoiffées
De vie et de démesure
Vagues ivres de liberté
Vos chants grondants, vos murmures,
Savent se faire écouter,
Ouvrir les cœurs les plus durs.
Sachez que si l’océan résonne dans le creux des coquillages, c’est parce que l’infini y loge,
déguisé en sédiment il charrie un flot de souvenirs accessibles aux enfants de tout âge.
Ecoutez les coquillages murmurer à vos oreilles, ils se dérouleront comme une longue vue et
vous imaginerez des beautés sans pareilles qui nourriront vos envies d’absolu.
