La saison des possibles
La macération des temps passé présent et à venir
Se fait fluxion, congestion, grande soupe, marinade en ébullition.
Le brame des regrets se mêle au crissement insidieux de la peur
Et tourne dans le creux secret des têtes songeuses,
Comme une mélopée dont le parfum trop poivré pique les yeux et le nez.
Que suis-je, où vais-je ?
Auréolé par les éclats de mes Moi et mes émois passés
J’avance en aveugle.
Réflexions, ruminements, pesée et sous pesée des possibles,
Evaluation des potentiels probables et improbables
Mon corps et mon cerveau sont en marche
Ils œuvrent, ils militent pour la paix de l’esprit,
Aspirent à trouver le saint Graal du bonheur
Ou la flamme tiédeur de l’équilibre intérieur.
