Ciel de nuit.
Nuit, têtes tendues vers les cieux infinis. Nuit aux trouées lumineuses qui aspirent et transportent l’homme en un imperspectible voyage.
Ciel de nuit dans lequel s’allume la fulgurance des étoiles filantes. Mais elles, les étoiles, depuis leur firmament, voient-elles les rêves filants des hommes ?
Nuit profonde qui rassemble sous un ciel sans frontière, une contrée unique au voile sombre parsemé de taches de lumière.
Lorsque l’espace s’opacifie, gorgé du fluide de la nuit, l’obscurité fait craquer les distances, la voûte céleste s’efface, s’unit à l’univers.
Villes tentaculaires, petits villages posés à flanc de montagne ou bivouac en plein désert, peu importe le lieu, peu importe l’origine et peu importe la langue : les yeux plongent tous dans cette même contrée céleste.
La nuit est-elle faite pour nous ouvrir les yeux ? Têtes tendues vers les cieux infinis, poussières d'étoiles réunies, simples passagers sur cette terre.
Les astres soufflent un vent d’humilité sur les hommes.
