Portrait d'un mâle dominant.
Il est subversif au subjonctif sans additif, même pas créatif.
Il vise le corrosif mais n’atteint pas cet objectif qualificatif.
Auto-laudatif à l’extrême, il surfe sur la vague du lucratif.
Il suit juste le buzz, la mouvance, la didascalie générale.
Ses idées collent le train de ses prédécesseurs.
Ses passions : la malveillance et la critique.
De préférence celle qui s’adresse à des gens déjà raillés par tous.
Il est un courant d’air qui s’engouffre et enfle les rumeurs, les potins, les moqueries.
Tellement nocif, c’est un sédatif pour la pensée.
Il est subversif comme Beethoven sans sonate, Pierre Curie sans Marie, un champagne sans bulle, une passion en chaussons, une fusion solitaire.
Il est subversif comme on prend le métro pour aller au boulot, comme un cachet d’aspirine, même pas comme un slip kangourou chez des naturistes.
Ou alors, il en a juste l’odeur.
