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Passion

par L'écrivain masqué

publié dans Écritures automatiques , Poésie

Qui es-tu toi qui cherches à me sonder sans cesse,

Toi qui m’épies, me défies puis me fuis,

Toi sans qui je n’aurai pas de vie,

Toi qui me blesses, toi qui m’oppresses,

Toi qui m’éveilles dès que je m’affaisse,

Toi qui me tances et me relances,

Toi qui ne me laisses aucun répit,

Toi qui m’hurles qu’il faut que je me redresse

Et que j’arbore les armoiries de ta confrérie.

 

L’esprit est ta famille,

Mais moi, je ne suis pas de la lignée des poètes

Je ne fais que, peut-être,

Aligner des mots pacotilles, vétilles vaudevilles 

Auprès de mes vers qui ne luisent que de guigne.

 

Qui es-tu, toi qui souffle dans ma tête des feuilles volantes d’images qui sont autant de soucoupes qui se brisent à la réalité des mots durs. Mots qui sont comme des écorchures,  auxquelles je m’accroche, dont la peau s’épluche et laisse s’échapper l’air doucereux du vide.

Qui es-tu toi qui tiens ma main, toi qui filtres le soleil dans les mots, qui lis pour moi un texte imprimé dans les circuits de mon âme et laisses se dévider d’automatiques paroles qui papillonnent comme d’inépuisables insectes.

Qui es-tu toi qui étales devant moi des mélodies imagées ravagées de troublants mirages et de magiques vociférations. Toi qui roules, grondes en sourdine, rumeur musique litanie qui monte et se joue de moi, toi qui t’enroules et pares ton essence de l’évanescence des parfums les plus insaisissables.

Lorsque je capitule et me résigne à vivre loin de toi, tes injonctions se font images muettes dont la beauté appelle les mots.

D’où viens-tu voix intérieure qui trop souvent me fuit ?

Longtemps durant tes silences chaque mot est une sentence où pèse l’accablante réalité de mon labeur.

 

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Ana Carvalho 03/05/2015 17:49

Je me retrouve beaucoup dans ce texte, j'aime votre style !